FAMILLE MAINTROLE

blason-maintrolle01.jpgLES PREMIERS MAINTROLE

      La famille Maintrolle apparaît au cours du 11ème siècle. Le premier Maintrolle connu est Aymery, venu d'Ebruil en Auvergne, appelé par l'évêque de Périgueux pour construire à Cognac une église dédier à Saint Léger. Aimery demeure  à peu près dix ans à Cognac avant d'être appelé comme abbé de Saint Maixent.

      Il semble que cet abbé ne soit pas venu seul, ou alors que sa famille le rejoigne dans les environs de Saint Maixent.

     A cette époque les abbés de Saint Maixent était également abbé de Saint Liguaire à côté de Niort. En 1068, Hugues neveu de Aimery est nommé abbé de Saint Liguaire qui devient plus ou moins indépendante. Aimery décède en 1068, et selon la chronique, son anniversaire est à cette époque célèbré le 13 mars en l'abbaye de Saint Maixent.

     Comme le dit la chronique, Hugues est neveu de Aimery. Donc un frère l'accompagne dont le nom est inconnu, et c'est ce fils, Hugues qui devient abbé de Saint Liguaire.   

      Cette famille nous est connue par Dom Chazal qui raporte qu'un dénommé Jean Manbré de Pamproux, doit annuellement une redevance de 50 sous pour l'anniversaire D'aimery Maintrolle ancien abbé de Saint Maixent. 

     Le nom de Maintrolle est resté attaché à Saint Maixent, pendant relativement un long temps, puisque une rue portait le nom " de Maintrolière" qui est devenue la rue basse du Château.

RELEVE DE  CERTAINS MAINTROLLE (Prénom).

livre-ancien.jpg1) AIMERY

     Abbé dont le nom paraît dans une charte du 8 mai 1061 (Arch. Hist. du Poitou t. 16 p. LXXV). Selon la Gallia, il aurait été moine d'Ebreuil, en pays d'Auvergne, il serait venu à Cognac en l'abbaye de Saint-Léger, , comme prieur. La chonique le dit aussi abbé de Saint-Ligaire, près de Niort, en même temps qu'i était abbé de saint-Maixent. Des abbés à porter les deux abbayes il en serait le dernier. Il aurait été abbé de Saint Maixent de 1059 à 1068, qui semble être l'année de samort. Ce même Aimery est dit par certains commentaires, Archevêque de Bordeaux.

2) AIMERY (autre)

     Est qualifié de mile dans une charte du 4 où 24 février 1080, ou il apparaît comme témoin d'une donation faites à l'abbaye de Saint Maixent, par Geofroy, seigneur de Rochefort. Il est encore cité comme témoin dans une autre charte des environs de 1085, concernant un don de Osiria, veuve de Geoffroy de Saint Maixent, seigneur de Rochefort (Soc. Hist. des Deux Sèvres) et (Arch. Hist. du Poitou t. 19 p. 182). Dans une charte du 5 décembre 1080 il est fait mention d'un Aimery Maintrolle, au sujet de la restitution par Guy-Geoffroy, comte du Poitou, à l'abbaye de Saint Maixent du péage du bourg (Arch. Hist. du Poitou t.16 p. 175). Il était encore vivant  en 1086, puisque son nom apparaît sur deux autres chartes, la première est de Pierre Eperon qui vend à l'abbaye de Saint Maixent des biens, et l'autre, une reconnaissance d'Osiria, veuve de Geoffroy de Saint-Maixent, seigneur de Rochefort, pour les obsèqyues du dit Geoffroy (Arch. Hist. du Poitou t.16 p.195).

 3) HUGUES :

     Abbé de Saint Liguaire, il aurait été mis en place part Aimery son oncle, abbé de Saint Maixent (Arch. Hist du Poitou t. 1 p LXXVIII). Une charte datée vers 1080, le dit se disculper d'avoir voulu coiffer les chapitres  des deux abbayes de Saint Maixent et de Saint Liguaire, il aurait été abbé de 1068 à 1080; date de sa déposition par le concile de Bordeaux en 1080. (Arch. Hist. du Poitou t.16 p.177).

parchemin.gif 4) JEAN :

     Sans doute un fils d'Aimery, nommé dans une chrte de 1110, rappelant les donations à l'abbay-e, ou il semeble que le dit jean ait unfrère, Ardouin et des fils, Aimpery, Thébaud et Giraud. Un an avant en  1109, Jean est témoin dans une donation faites par Pierre Hélie de Nuaillé à l'abbaye de Saint Maixent (Arch. Hist. du Poitou t.17 bis p.817).

5) ARDOUIN :

     Cité dans la charte de 1110, probablement comme frère du précédent; nous n'en retrouvons pas d'autres traces. (D. Fonteneau, cartulaire de l'abbaye de Saint Maixent, t.XV p.535).

6) GARNIER :

     Abbé de Saint-Maixent, selon la chronique, il serait le fils de Hugues, abbé de Saint Liguaire et donc petit neveu de Aimery Maintrolle, abbé de Saint Maixent. Il aurait occupé le poste dès 1093 et serait mort à la noël de 1106 .

7) AIMERY :

     Cité en même temps que Giraud dans la même charte de 1110, c'est pourquoi nous pensons qu'il peut être frère et donc fils de Jean. Il semble d'après cette charte qu'il aurait épousé une certaine Jeanne. (D. Fontenau, cartulaire de l'abbaye de Saint Maixent t.XV p.535).

8) PIERRE :

      Serait le fils du précédent, (sinon de Jean si l'on se réfère aux dates), il est cité comme témoin d'un accord entre les moines de Saint-Maixent et leur vassal Pierre Geoffroy entre autres, au sujet du Moilin-Neuf (comunes de Salles) et deux autres moulins. Cette charte date de 1132. Dans cette même charte il est fait mention de Aimery son fils (D. Fonteneau, cartulaire de l'abbaye de Saint Maixent - Arch. Hist. du Poitou t.16 p.323).

 9) AIMERY

     Fils du précédent, dans une charte de 1182 (D. Fonteneau t.XV p. 673 - Arch. Hist. du Poitouy t. 16 reliure-en-parchemin.jpgp.323), il engage ses biens aux religieux de Saint Maixent pour une somme de mille sous. Il est fait mention de son frère, pour lequel les biens étaient en commun, mais il n'est pas nommé. Cependant il est possible qu'il s'agisse de Pierre qui suit. Il est également auteur d'une charte, en 1189, par lequel il reconnaît que le vilage de Salles, les moulins et la motte qui confine au bourg de Saint Maixent de Pamproux, sont bien de l'abbaye de Saint Maixent, dans cette charte, il est qualifié de chevalier (D. Fonteneau, t. XVI p. 81). Dans une charte du 27 juin 1218, concernant un don fait par Hugues le Brun comte de la Marche à l'abbaye de Saint Maixent (D. Fo,teneau t. XVI p. 433), il serait fait mention de Aimery de Salas en même temps que Pierre Maintrolle, le premier qualifié de clerc, le second n'ayant aucune appellation particulière, et un autre de Salis est prénommé Constantin, ce dernier pourrait être un autre frère que nous retrouvons en 1222 lors des hommages reçus par Geoffroy II abbé de Saint Maixent. Il n'est cité qu'une seule fois pour l'hommage lige de Guibert Baclet au sujet de Souvigné. Aimery de Salis est lui cité pour les hommages de Thébaut Frelin sur la Frelonnière, celui de Pierre Cambes pour le domaine de Bonneuil et celui de Wuillem Doreis au sujet du val de Grois (D. Fonteneau t. XVI p.243).

10) PIERRE

     Valet, comme dit précédement, sans doute frère du récédent, donne un dénombrement à l'abbaye de Saint-Maixent au sujet de son hébergemen de Salles (D. Fonteneau, t. LXVI p.267), il est probable qu'à cette époque son frère Aimery soit le seigneur de Salles et lui ne possède qu'un simple hébergement. Il est présent lors de la signature de la charte de Hugues le Brun le 27 juin 1218. En 1224 dans un don fait par Hugues de Lezay à l'abbaye des Châteliers apparaît un Pierre de Salles, chauvelus, dénommé frère dans les châteliers, est-ce le même et d'où viens ce chauvelus ? (Soc. Hist. des Deux-Sèvres, cartulaire des Châteliers).

11) SIMON

     Supposons être le fils du précédent, serait cité dans une charte de l'abbaye des Châteliers du 15 janvier 1275, il est dit frère de Jean Maintrolle et qualifié de chevalier. Nous supposons qu'il aurait eu un frère prénommé Pierre.

une-charte.jpg12) PIERRE,

     Supposins fils de pierre dit au 10 et frère du précédent, il apparaît dans une charte du 26 octobre 1226, Pierre de Salles est qualifié de sénéchal de Lusignan (Arch. de la Vienne I H 15 25, inventaire Redier f° 30 - Arch. Hist du Poitou p; 133, pièce 98).

13) JEAN

     Fils du précédent, dans la charte du 15 janvier 1275, il aurait épousé Hilarie, il est cité dans cette charte pour avoir vendu des pièces de terres dans le Vignault. Il est également cité dans les hommages reçus par Etienne et Guillaume Ier, abbé de Saint-Maixent de 1269 à 1278, dans cette charte il est qualifié de seigneur de Salles et rend hommage lige du moulin de la place (arch. Hist. du Poitou t. 18, p. 106). Dans une charte du 5 février 1289, il est qualifié de valet, seigneur de Coche (Soc. Hist. des Deux-Sèvres, cartulaire des Châteliers p.115).

14) GEOFFROY

     Dans la charte du 5 janvier 1289 il est cité comme fils de Jean.

15) JEAN

     Dans la même charte que le précédent il est cité comme fils de Jean

16) JEANNE

     Dans cette même charte est cité comme fille de Jean.

17) MARIE

      Idem

18) JEAN

     serait le fils du précédent, cependant il est difficile de le situé exactement. Dans certains textes il est nommé un Jean, étant donné l'espace temps des textes concernant Simon et Pierre, il semble qu'il serait un échelon manquant.

19) PIERRE

     Lors des aveux temporels rendus à l'abbaye de Saint Maixent pour le prince de Galles le 15 décembre 1363, il apparaît devoir un hommage lige pour son fief de Salles (D; Fonteneeau t.XVI p. 257 - Arch. Hist. du Poitou t.18 p.155). Il aurait épousé Jeanne Julien, fille de Raymond Julien, cette dernière aurait testée le 10 août 1339 en présence de Marguerite, femme de Jean Julien et de Théophénie, femme de Pierre Girot, Passé sous le sceau de J. Bonneau, archiprêtre de Saint Maixent, par lequel elle léguait une somme de 60 sous à la chapelle fondée par Regnaud dans l'église de Saint Maixent (Arch. Départ. Fonds Hyppaut 23 J 17 - Arch de la Vienne, Fontenay le Comte L.38).

manus-05.jpg20) JEAN

     Chevalier, fils ou petit-fils du précédent, mais plus probablement le fils, étant donné les dates. Dans les aveux de 1443 pour l'abbaye de Saint Maixent il possède le fief de Salles (arch. Hist du Poitou t.18 p.138, note). Dans divers aveux de 1449, "àcause du castel de Saint Maixent" (Arch. Nat. P/1144) il est mentionné comme époux de Jeanne de Torsay et rend hommage pour ses biens de Salles. Un autre hommage pour ses biens de la Maintrollière. Un autre pour ses biens de la Coussaye. Un autre aveu, tenant du dénombrement est fait en 1408 pour son fief de la Coussaye (Arch. Nat. R/1/217/2). En 1411. Le 6 octobre, un aveu du cartulaire des Châteliers est donné par Raymond Rougier, écuyer, seigneur de la Bouchardière, à ses derniers pour les biens devant revenir à Jean Maintrolle, écuyer et seigneur de Salles, Le 18 juin, un traité entre Jean Maintrolle et les religieux des Châteliers au sujet d'une rente qui avait été faites par Philippe Janvre de 50 sous (Cartulaire des Châteliers, Sic. Hist. des Deux Sèvres p.162). Il semblerait que Jean ait convolé en seconde noce avec Catherine de Chiré, il est nommé dans un aveu rendu à l'abbaye des Châteliers le 13 février 1424, comme seigneur de la Surinières, à cause de  Catherine Chiré sa femme, et devoir à hommage plein de 50 sous de Plaid et 60 sous de service pour son hébergement des Touches. Il est encore cité dans un aveu pour son hébergement de la Nouhe le 19 mai 1451 (Cartulaire des Châteliers, Soc. Hist. des Deux Sèvres p.162). Puis il est présent lors de la vente du fief de Salles, avec son fils Pierre, le 23 avril 1455 (Cartulaire des Châteliers, Sic. Hist. des Deux Sèvres p.187).

21) PIERRE

     Chevalier, seigneur de Puy-Aymenton, est mentionné avec son père, Jean, lors de la transaction avec Etienne Gillier pour une somme de 14 écus d'or 16 livres et 8 sous, probablement l'achat des domaines de Salles (Cartulaires des Châteliers, Soc. Hist. des Deux Sèvres p;187). Il participe aux guerre de reconquêtes sous les ordres de Jean de Lezay, seigneur des Marais, sa présence est confirmée par l'octroi d'une lettre de rémission accordée en décembre 1451 par le roi, à un des ses écuyers, nommé Jean Vignault (Arch. Nar. JJ 185, n° 265, f° 186). Ces lui qui au nom de sa femme Marie Claveau, conclut un accord avec l'abbé de Saint Liguaire, pour un fossé près du moulin de la Roussille, pour lequel les religieux du couvent avaient un droit qui faisait tort aux moulins de la Tiffardière que tenaiy Jean Maintrolle. Ce fossé fut fermé par le consentement de l'abbé de Saint Liguaire. L'accord fit entériné par le Parlement, le 6 octobre 1436 (Arch. Nat. Xte 152, n° 58). En 1454, il signe un aveu rendu aux abbés des Châyeliers pour son hébergement de la Nouhe.

22) JEAN

     Nommé dans les aveux du cartulaire de Saint Maixent, il pourrait être le fils de Jean et frère du précédent et aurait reçu le fief de Salles. Il est nommé dans les mêmes aveux que Pierre.

23) GUILLAUME

     Il est cité dans un aveu de Jean de Saint Gelais (juillet 1482) pour un fief de vigne sur la commune de Rouffigné, il est placé ici comme neveu d'Antoine mais pourrait, quoi que cela semble difficile, être le frère d'Antoine. En aucun autre document son nom n'a été mentionné. (Arch. Nat. P.593 acte XXXI, aveu de la châtellenie de Saint-Maixent).

24) ANTOINE

      Ecuyer, seigneur de Saint Martin et de Rouffigné, fils du précédent, le 3 juillet 1469, il rend un aveu à l'abbaye des Cgâteliers pour son fief de la Nouhe, qu'il renouvelle le 19 août 1477. Le 8 juin 1483, il reçoit une procuration de sa fille Marie (Soc. Hist des Deux Sèvres, Cartulaire de l'abbaye des Châteliers, p.293). Il est également cité dans des aveux de la châtellenie de Saint Maixent (Arch. Nat. P. 593 acte IIIIxx III), dans ce dernier acte il tient des terres à Fressines, de Laurent de Vivonne. Il aurait des biens sur Boisragon, Saint-Léger, Nanteuil, Augé et un moulin sur le Lambon (Arch. Nat. P. 593 acte XLIII).

25) JEANNE

     Elle pourrait être la soeur de Jean et fille de Guillaume, elle est cité dans les aveux de la châtellenie de Saint Maixent (Arch. Nat. P. 593 acte IIIxxIII), héritière de son mari, Pierre Chevalier, décédé avant 1482, et nommé dame de la Tiffardière, possédant également des biens sur Cherveux, Augé et Villeneuve. Dans les même aveux (acte XIII) elle donne procuration çà son fils Jean Chevalier, qu'elle établit son procureur général pour les biens qu'elle détient à Cherveux tant meubles qu'immeubles.

26) JEAN

     Serait le frère de Jeanne, on le trouve cité dans un aveu pour la châtellenie de Saint Maixent en 1482, comme seigneur de la Tiffardière aux côtés de Jeanne (Arch. Nat.  P. 593 acte XXXVI) il est également nommé dans un autre aveu, dit seigneur de la Tiffardière et ternan- de Louis Boussard des biens.

27) MARIE

     Fille d'Antoine, elle épouse Jean des Francs, écuyer, seigneur de Senoil, qui était dcédé le 8 juin 1483, lorsqu'elle donne procuration à son père Antoine et maître Pierre Gaorne, prêtre, pour faire foi et hommage en son nom des domaines de la Nouhe, à l'abbaye des Châteliers. Le 31 mai 1493, elle refait cet aveu ( Soc Hist. des Deux Sèvres, cartulaire des Châteliers, p.298).

28) JEAN

     Fils de Jeanne et de Pierre Chevalier, nommé comme procureur général des biens de Jeanne sa mère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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