SALLES - préhistoire

PREHISTOIRE

     prehisplan.jpgLe canton était occupé dès l'âge préhistorique, n'en témoignent les tumulus découvert sur la commune de Bougon. Le territoire de la commune n'a pas échappé à cette occupation préhistorique. Il exsite trois sites principaux - Les Dognons - Les Vinettes - Chiron Blanc.

    Les trois sites ont été mis en évidence, vers la fin du 19ème siècle, par Monsieur Souché, un instituteur de Pamproux qui était un férru de la recharche. Il est seulement dommage que les sites sont maintenant complètement abandonnés. Pour mieux suivre l'évolution de découverte des sites nous nous réfrerons au notes de Monsieur Souché.

LES DOGNONS -ou Doignons.

    " Au mois d'octobre 1878, j'ai été prévenu par un ami, que Mr Elie Papot, de Salles, en défrichant une chaintre, avait trouvé des ossements accompagnés d'instruments en silex.

     " J'ai interrogé Mr Papot qui m'adit que la sépulture avait bien une étendue de 4 mètres carrés; il a trouvé beaucoup d'os qu'il a enfoui. Je me suis fait autoriser à continuer les fouilles, et voici ce que j'ai pu constater.

      " La pièce de terre du frère Papot est située au lieu-dit  -le Dognon, près d'une petite vallée, à 300 mètre à l'ouest du bourg de Salles, et par conséquent de la rivière; au sud-est on aperçoit Bougon qui est à une distance de 4 km.

     " La sépulture qui est encore recouverte en partie par un amas de pierre, paraît avoir une forme rectangulaire, elle était limitée par un gros moëllon, provenant probablement du terrain lui-même.

     " Dans la petite portion non remaniée que j'ai pu examiner, j'ai trouvé un ou deux squelettes, en place, ils avaient la tête à l'ouest et les pieds à l'est; les ossements étaient mal conservés, cependant, ils n'auraient pas été brisés intentionellement, et la détarioration ne peut-être attribuée qu'à l'influence des agents atmosphériques.

     " J'ai conservé des fragments de crâne (de craquelles, comme les appelle le propriétaire du terrain), et d'autres ossements. Un fémur a été rongé, il porte, des traces de dents.

     " Il y avait deux couches de sépultures séparées par des dalles minces.

     " Parmi les objets composant le mobilier funéraire, voici ce qu'on trouvé :image002.jpg

          1 - Une hache longue de 18 cm, au tranchant droit et entier,

          2 - Une hache en silex, plus épaise que la précédente, également polie, mais moins longue, le tranchant est oblique,

          3- Une hache, au moins de 9 cm de long, sur 6 cm de large et de forme aplatie.

          4 - Quatre hachettes vertes ou verdâtres, munie à leur sommet d'un trou pour la suspendre, l'une d'elle étant un objet de luxe assurément,

          5 - Un pilon ou une pierre à aiguiser, de 8cm de long sur 25 cm de l'arge, usé obliquement sur une face à chaque bout,

          6 - Une sorte de polissoire en grès, de forme aplatie, usé sur quatre faces, et muni à un coin de deux entailles ayant assurément servi à retenir un cardan. On pouvait ainsi la suspendre à la ceinture et lorsque la hache s'ébréchait, on était à même d'y remédier,

          7 - Deux petites perles que je crois en jais,

          8 - Un os aiguisé en poinçon,

          9 - Un autre os aiguisé en forme de ciseau, peut-être est-ce l'instrument qui servait à enfiler les éclats et pointes de flèches; ce serait (l'arras flacker des esquimaux),

          10 - Une belle lance en silex, lancéolée tout autour, assez semblable à celle que possède Mr Daguin.

          11 - Une autre lance semblable, mais n'ayant que 0.12 m de longueur,

          12 - Plusieurs grattoirs

          13 - Un grand nombre d'éclats de silex, sans retouches et trouvés généralement sous les ossements,

          14 - Quelques galets,

          15 - Six armures, avec ailerons et soie, l'une d'elle est d'un travail très soigné,

          16 - Trois pointes de flèche à tranchant transversal.

     " Monsieur Chauvet, à qui j'avais communiqué les résultats de mes recherches su Dognon, croit que cette sépulture est de la belle époque des dolmens. Je n'en serais pas étonné, car des personnes affirment avoir vu en cet endroit une grande et large pierre."

LES VINETTES

    Dans le cours de l'année 1883, monsieur Armand Giraud, propriétaire d'une portion de celieu-dit voulut eblever un amas de pierre qui se trouvait au sud de ce champ. Deux pierres mesurant plus d'un ^ètre de hauteur furent trouvées debout et arrachées; elles étaient partallèles, à 0.80 m de l'une de l'autre, comme limitant un fossé. Puis des ossements se montèrent, les ouvriers trouvèrent également une superbe flèche et un petit anneau de bronze.

     Reprenons les termes de Mr Souché :

     " Prévenu trop tard, je me suis fait conduire aux Vinettes, où j'ai soigneusement receuilli poterie et ossements brisés.

     " Aux Vinettes ceux qui m'on précédés ont cru reconnaître, dans la même fosse, un squelette de grande taille, paraissant accroupi, et deux autres t^tes dont une d'enfant.

     " Des pointes de flèches et l'anneau de bronze ont été trouvé en remuant les terres; il n'est donc pas possible de leur assigner une place certaine.

     " A mon tour j'ai pu constater :

     1 - Que la fosse de 0.70 de large était orienté est-ouest et contenait encore une épaisse couche d'humus, elle occupait le centre du tertre.

     2 - Que six personnes au moins avaient été enterrées en cet endroit, parmi lesquelles un vieillard, trois adultes, un adolescent et un tout jeune enfants dont le maxiliaire inférieur à une tache de cuivre intérieurement, du côté gauche.

    3 - Des dents, ne sont pas très nombreuses, mais par contre, un maxilaire inférieur gauche d'adulte présente la trace d'une deuxième petite molaire, avec une alvéole cicatrisée. De même, au maxilaire inférieure de l'adolescent, pour la première grosse molaire de droite.

     4 - Les tessons de poterie sont très nombreuses et me paraissent à deux époques diférentes. La plus abondante est sans contrdit, celle qui remonte à la période de la piere polie. On y voit figurer les anses perforées comme à la sépulture des Dognons.

     5 - L'ornement quoique assez primitive, dénote, sur deux fragments, une perforation que je n'avais pas encore rencontré; il se rapproche déjà de certains vases de l'époque gallo-romaine.

     6 - Un autre morceau présente une double gorge, sans trace du tout cependant.

     7 - Dans une portion non remaniée du tertre funéraire des Vinettes, j'ai rencontré à 0.70 m de profondeur le sommet scié horizontalement d'un poteau de bois de chêne -d'après ce que je puis croire-  et bien consolidé au fond avec de grrosses pierres. Ce n'est point un tronc d'arbre venu naturellement, puisqu'il a été équarri, il mesure 0.40 m de long, 0.19 de large et 0.09 d'épaisseur. Je ne puis en connaître l'usage. On pourrait supposer que c'est le pied d'une croix -exemple comme ailleurs- pour qu'insensiblement le culte fut christianisé.

     8 - Le fait le plus important à mon abis, parce qu'il est unique dans son genre, est la présence d'un anneau de bronze dans la sépulture de Vinettes, il mesure 0.10 m de diamètre intérieur et 0.16 de diamètre extérieur et 0.06 d'épaisseur. Je ne puis en connaître l'usage. Bien que cet anneau n'ait pas été trouvé dans la position ainsi, peut-être maternelle, l'avait placé inconstetablement du côté gauche.

     9 - Outre la pointe de flèche, j'ai receuilli deux grattoirs, une pointe de lance de 0.90 m et la partie d'une autre, d'un travail soigné, le tout en silex.

     10 - Il est possible qu'il y est eu aux Vinettes une sépulture néolithique, puis une sépulture de l'âge de Bronze, le mobilier funéraire semble le faire présumer.

LES CHIRONS BLANCS

    Cette sépulture semble donner son nom aux épines qui vers la fin du 19ème siècle recouvraient  entièrement le site et dont les fleurs, au printemps semblait tapie de neige.

      Mais continuons à lire Mr Souché.

     " Le propriétaire du terrain, Monsieur Jousseau, boucher à Salles, fit vers 1850, enlever les épines et les pierres. Les ouvriers trouvèrent au raz du sol, un squelette entier. Tout ce qu'il pouvait y avoir de mobilier funéraire a été perdu pour la science, à l'exception d'une charmante fibule de métal tressé, affectant la forme d'un serpent; elle fait aujourd'hui partie de mes collections.

     " La longueur réelle de cette fibule, est de 0.18 m; sa grosseur est celle d'un brin de paille. L'ouvrier l'a repliée sous la forme de 8, ayant 0.042 m de long sur 0.028 de large. Deux rubis forment les yeux et les morceaux d'ivoire et de jais, incrustés alternativement, représentent les écailles. Cette parure est dorée.

     " Avec l'autorisation du propriétaire, j'ai fouillé méthodiquement le Chiron Blancs. A 1.20 m de profondeur, j'ai rencontré le sous sol, la terre a été criblé avec soin, je n'y ai trouvé que quelques ossements humains, vu leur mauvais état de conservation et des fragments de poterie néolithique, à pâte micasée et noire à l'intérieur, comme aux Dognons.

     " Une chose m'a vivement interessée, c'est trouvé entassés dans un sol entierement calcaire, des blocs de silex assez volumineux et propre à être éclaté, soit pour la fabrication des lances, soit pour celle des haches, absolument comme si cela avait été là, un atelier des âges de pierre.

     " La fibule d'après l'archéologue des fouilles de Sanzay, serait mérovingienne."

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